Al-Masjid

LA NÉCESSITÉ DE MASJID

Inçaan (l'homme) est composé d'un corps physique et d'une âme - le corps physique qu'on peut voir dans un miroir et un corps spirituel (âme) qu'on ne peut ni voir ni palper. Pour satisfaire ses besoins physiques l'homme se rend au marché ou autres endroits de commerce. Mais pour son épanouissement spirituel il a besoin d'un autre endroit. Cet endroit c'est le Masjid (la Mosquée).

Si le développement physique est nécessaire, le développement spirituel l'est davantage. L'homme déploie beaucoup d'effort pour satisfaire ses besoins physiques pour son avancement sur le plan matériel ; mais en ce qui concerne son épanouissement spirituel il déploie très peu d'effort. Il devait au contraire déployer beaucoup plus d'effort pour son développement spirituel.

Pour ceux qui reconnaissent la valeur spirituelle, cet endroit qu'est le Masjid est plus important que les autres. C'est logique d'ailleurs, car les bénéfices dérivant de ce dernier sont durables, perpétuels et éternels. Par contre les bénéfices mondains sont temporaires et éphémères.

Faisant une escale de 4 jours lors de son émigration de la Mecque à Madînah, Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam) en premier lieu construit une mosquée qui de nos jours est connue comme le Masjid-é-Qouba. Cet évènement historique nous montre l'importance que Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam) attache à l'existence d'un Masjid dans une localité, même si son séjour, pour ne pas dire escale, n'a duré que quatre jours seulement.

D'ordinaire si on a beaucoup de choses à faire et que le temps disponible est limité, alors on achève le travail le plus important. Pour Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam) l'existence d'un Masjid était priorité des priorités et c'est pour cette raison qu'il s'est attelé à cette tâche.

LE LIEU LE PLUS AIMÉ

Allah Ta'aala est au delà du temps et de l'espace. Il est omniprésent, mais cela n'empêche que Sa Grâce soit portée sur des endroits particuliers, par exemple le Ka'bah (la première maison d'Allah Ta'aala, le Bait-oul-Mouqaddas et le Masjid-é-Nabawî et tous les Maçaajid en général. Il est tout à fait normal qu'un lieu utilisé pour le développement spirituel et le commerce pour l'Aakhirah soit préféré à n'importe quel autre lieu.

Par contre, la place qui fait l'homme oublier le rappel de son Créateur et où on s'adonne à des pratiques contraires aux commandements divins est détesté et maudit. Dans un Hadîce Nabî‎‎-é-Karîm (Sallallaahou A'laihi Wasallam) a dit que les endroits les plus aimés par Allah Ta'aala sont les Maçaajid et les endroits les plus détestés sont les marchés (magasins, centres commerciaux, etc.). Les Ou'lamaa disent que toute chose qui fait penser à Allah Ta'aala et à l'Aakhirah est considérée comme Dîne et toute chose qui fait oublier Allah Ta'aala et l'Aakhirah est considérée comme Dounyaa.

Dans un Hadîce de Tirmîzî, Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam) a dit :

"Le monde (Dounyaa) et tout ce qu'il contient est maudit excepté le Zikroullaah (la pensée d'Allah Ta'aala)."

MASJID, LA MAISON D'ALLAH TA'AALA

Le Masjid n'a pas de propriétaire. Son propriétaire unique est Allah Ta'aala. Dans un Hadîce Nabî‎‎-é-Karîm (Sallallaahou A'laihi Wasallam) dit :

"Les Maçaajid‎‎ sont les maisons d'Allah Ta'aala sur terre. D'ordinaire c'est le devoir d'un hôte d'honorer son visiteur."

Si un hôte est tellement rempli d'attention à l'égard de ses visiteurs qu'il n'ose pas interdire l'accès de sa demeure même à ses antagonistes et cela en dépit de ses ressources et moyens limités, alors imaginons un peu l'accueil qu'Allah Ta'aala, Celui qui ne manque absolument de rien et dont les moyens sont illimités, réservera à ceux qui visitent Sa maison - le Masjid.

Celui qui fréquente le Masjid est comparable à une personne qui illumine la maison d'Allah Ta'aala. Évidemment Allah Ta'aala gardera 'aabaad' (vivant) le coeur et la maison de celui qui garde Sa maison "aabaad." Par contre celui qui abandonne la maison d'Allah Ta'aala par son absence continue ne peut espérer de prospérer dans ce monde ici bas. N'en parlons pas de l'au delà. L'homme est prospère quand son coeur est illuminé. Se rendre au Masjid entraîne l'illumination du coeur. Mais en rester éloigné équivaut à la démolition de la maison d'Allah Ta'aala. Ceci durcit le coeur, rend l'âme obscure et la vie amère. Ceux qui cherchent la prospérité tout en restant éloigné de la maison d'Allah Ta'aala sont comme ces gens qui espèrent arriver à leur destination en prenant une direction opposée.

FRÉQUENTATION DE MASJID - UN SIGNE DE L'ÎMAAN

Se rendre régulièrement au Masjid est une manifestation de la foi d'une personne. Si par la fréquentation régulière de la taverne une personne se taille une réputation de "soulard" (d'ivrogne), il est tout à fait normal qu'une personne qui fréquente le Masjid - la maison des pieux - soit réputée comme "Mouttaqui" (pieux). Dans un Hadîce Nabî‎‎-é-Karîm (Sallallaahou A'laihi Wasallam) dit :

"Quand vous voyez une personne fréquenter régulièrement le Masjid, témoignez de son Îmaan."

Ensuite, Nabî‎‎-é-Karîm (Sallallaahou A'laihi Wasallam) a récité le verset 18 du Sourah Taubah dans lequel Allah Ta'aala dit :

"Seuls ceux qui croient en Allah, au Jour dernier, qui accomplissent la Salaah, s'acquittent du Zakaat et qui n'ont peur de personne à l'exception d'Allah fréquenteront (feront aabaad) les mosquées d'Allah." (9:18)

Le Hadîce et le verset du Qour'aan-é-Karîm mentionnés par Nabî‎‎-é-Karîm (Sallallaahou A'laihi Wasallam) sont très explicites et sont suffisant pour affirmer que c'est un signe de Îmaan que de fréquenter le Masjid. Rester attaché au Masjid est le moyen le plus sûr et efficace pour préserver et raffermir son Îmaan. Une personne qui fréquente régulièrement le Masjid est comme quelqu'un qui s'est accroché solidement à une bouée de sauvetage qui le protège contre toute submersion, égarement et autre vague de chaïtaan. A chaque fois qu'il se rend au Masjid, il se lave de tous les doutes et confusions qui auraient pu l'atteindre. Selon un Hadîce rapporté dans Mousannaf ibn Aboû Chaïbah‎‎ Hazrat Abdour Rahmaan bin Ma'quîl dit qu'ils se disaient entre eux que le Masjid était une forteresse très solide contre les attaques de chaïtaan.

Dans un Hadîce, Nabî‎‎-é-Karîm (Sallallaahou A'laihi Wasallam) a qualifié la marche vers le Masjid et l'attente dans le Masjid entre une Salaah et une autre comme garder la frontière. Pour les savants, la frontière c'est le Dîne et l'Îmaan d'une personne que celle-ci protège contre chaïtaan en faisant le va-et-vient entre sa demeure et le Masjid et l'attente entre une Salaah et une autre.

D'après un Hadîce une personne dont le coeur reste attaché au Masjid sera sous l'ombre de 1'Arsh (Trône) d'Allah Ta'aala le jour où il n'y aura point d'ombre sauf sous l'Arsh d'Allah Ta'aala. Chaque pas que fait une personne pour se rendre au Masjid, hausse d'un degré le rang de cette personne, efface un pêché et rapporte un çawaab. Convaincu de la véracité de cette parole de Nabî‎‎-é-Karîm (Sallallaahou A'laihi Wasallam), les Sahaabah (Radiyallahou anhoum‎) préféraient habiter à une certaine distance du Masjid afin de bénéficier de plus de çawaab possible. Il y avait des compagnons (Radiyallahou anhoum‎) qui faisaient intentionnellement des petits pas afin d'augmenter le nombre de pas en allant au Masjid.

Il faut louer ces petits manèges des Sahaabah (Radiyallahou anhoum‎). Ils étaient motivés par leur conviction inébranlable. Nous, au contraire, trouvons que ces manèges sont enfantins.

MASJID ET ZIKROULLAAH

Dans le verset 85 du Sourah Noûr Allah Ta'aala dit :

"(Ceux qu'Allah a guidé vers sa lumière reste)... dans les maisons qu'Allah a permis d'élever, où Son Nom est invoqué, où on fait Ses louanges." (24:36)

Ce verset montre que le Masjid est l'endroit par excellence pour se souvenir d'Allah Ta'aala c.à.d. faire le Zikroullaah. Le terme Zikroullaah comprend en général, Salaah, Dou'aa, Tasbîhaat, Tilaawat‎‎-oul-Qour'aan et l'enseignement de Dîne.

Dans un Hadîce de Mouslim Sharif, Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam) dit :

"Ces Masjids‎ là ont été construits rien que pour faire le Zikroullaah, Salaah et la lecture du Qour'aan-é-Karîm."

A la lumière de ce Hadîce toute activité allant à l'encontre de l'esprit de Zikroullaah est interdite. C'est justement dans cette optique que Nabî‎‎-é-Karîm (Sallallaahou A'laihi Wasallam) a interdit l'accès des Masjids‎ aux enfants de bas âge et aux personnes aliénées (folles) car ils interrompent ceux qui sont absorbés dans le Zikroullaah. Similairement les décorations et autres "display" qui détournent l'attention des Mousallîs pendant la Salaah ou Zikroullaah sont interdits pour la même raison.

Dans un Hadîce Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam) défendu la pratique des transactions commerciales ou l'annonce pour la recherche des objets égarés, car le Masjid est l'endroit pour la recherche de l'Aakhirah. Ce Hadîce implique la prohibition des conversations se rapportant au commerce, au travail et autres activités mondaines, celles-ci étant anti-Aakhirah. Une personne doit donc s'adonner au Zikroullaah seulement dans le Masjid.

A la lumière d'un Hadîce, une personne restant assise dans la mosquée dans l'attente de la Salaah est considérée comme étant engagée dans la Salaah, et après l'accomplissement de la Salaah un ange fait Dou'aa en sa faveur aussi longtemps que la personne reste en état de wouzou.

LA PROPRETÉ DU MASJID

Le Charî'ah recommande la nécessité d'observer la propreté et de parfumer le Masjid. La maison d'Allah - lieu où se pratique le Zikroullaah mérite toutes nos considérations et une attention particulière. Le Zikroullaah doit être fait avec un esprit reposé. La propreté de l'environnement contribue énormément à rafraichir la morale. C'est dans ce but même que Nabî‎‎-é-Karîm (Sallallaahou A'laihi Wasallam) a interdit l'accès des Masjid à ceux qui ont consommé l'oignon ou l'ail sans s'être préalablement débarrassé de cette mauvaise odeur. Cette interdiction ne s'applique pas à l'oignon et l'ail seulement ; elle s'applique également à toute chose dégageant une odeur susceptible d'importuner les Mousallîs. Ceci montre l'importance de la propreté et de la non-utilisation d'un parfum fort qui risque de troubler les Mousallîs. C'est sur la base de ce même principe que les Ou'lamaa ont déclaré qu'il est Makroûh‎‎ Tahrîmî d'entrer dans un Masjid avec l'odeur de la cigarette. Il ne faut pas aussi entrer dans un Masjid dans un état de janaabat (d'impureté). Tout ceci forme partie de la propreté du Masjid.

EXTRAVAGANCE ET LE MASJID

Dans le verset 7 du Sourah Taubah, Allah Ta'aala nous fait savoir que seuls ceux qui ont foi en Allah et le dernier jour, ceux qui pratiquent la Salaah, s'acquittent du Zakaat et qui n'ont peur de personne excepté Allah, rendent 'aabaad' les Masjids‎.

D'après les Moufassirîne "Imaarat-oul-Masjid" auquel Allah Ta'aala fait allusion comprend la construction et l'entretien des Masjids‎ ainsi que les différents Ibaadaat, en particulier les cinq Salaahs‎‎ quotidiennes en Djamaa'ah. Il est vrai de dire que Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam) a construit personnellement un Masjid et a encouragé son Oummat d'en faire de même en disant que celui qui construit un Masjid pour Allah Ta'aala, Allah lui construira un château au paradis. Mais Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam) a aussi interprété "Imaarat-oul-Masjid" comme étant la fréquentation régulière de Masjid. 'Imaarat-oul-Masjid' se trouve donc dans l'observance régulière de la Salaah dans le Masjid. Par contre, rester occupé dans l'édification et construction des Masjids‎ sans que la Salaah y soit pratiquée est pareil comme une personne qui se contente du moyen en oubliant le but.

L'entretien d'un Masjid, afin de le conserver dans un bon état avec le but de faciliter les Mousallîs, est fort louable, mais s'engager dans des extravagances et effectuer des dépenses fabuleuses dans des décorations inutiles est définitivement un des signes de Qiyaamah contre lequel Nabî‎‎-é-Karîm (Sallallaahou A'laihi Wasallam) a mis en garde son Oummat. En effet, Nabî‎‎-é-Karîm (Sallallaahou A'laihi Wasallam) a dit :

"A chaque fois que les actions d'un peuple se détériorent, il commence à décorer ses Masjids‎." (Ibn Maadjah)

Hazrat A'lî‎ (Radiyallahou anhou‎) rapporte :

"Quand un peuple embellit ses Masjids‎, les actions de ce peuple se détériorent." (Mousannaf Abdour Razzaaq)

En effet, quand un peuple consacre ses efforts, son intelligence et son énergie à embellir les Masjids‎ au lieu de l'embellir avec des Ibaadaat‎‎, alors c'est un peuple qui s'est éloigné de l'esprit de l'Islâm. C'est un peuple désorienté. Quelle désorientation peut être plus grave que d'oublier le but et l'esprit d'un a'mal et de confondre le moyen et le but. Cette dégradation est atteinte lorsqu'une communauté néglige les choses de base. Cette attitude négative, cette indifférence est l'expression d'une dégradation que ce peuple subit. Cette dégénérescence nous fait commettre des actions méprisables en toute quiétude sans remords et de l'autre côté nous donne des sursauts de conscience pour des bagatelles.

C'est pareil comme une personne qui passe la moitié de la nuit à discuter si Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam) a vu physiquement Allah Ta'aala au cours de son ascension (Mi'raadj) ou non et reste endormi longtemps après le lever du soleil au point de manquer même la Salaah de Ishraaq. C'est justement ce même déséquilibre qui poussa les Khawaaridj à assassiner le petit fils de Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam), Hazrat Housseïne (Radiyallahou anhou‎) sans pitié mais souleva un tollé au sujet de l’amende qui doit, selon le Charî'ah, être infligée à une personne qui tue un moustique en état d'Ihraam. C'est ce genre de déséquilibre moral qui mène à la turpitude. Voilà donc comment la décoration des Masjids‎ est un des multiples effets de la détérioration de nos Aa'maal (actions). L'illumination exagérée des Masjids‎ exprime le même déséquilibre et extravagance qui ne fait l'honneur ni à l'Islâm ni aux dirigeants de ces lieux de prière.

LA DIRECTION DE MASJID

A la lumière du verset 17 du Sourah Taubah les Fouqahaa sont arrivés à la conclusion que la direction des Masjids‎ doit être confiée aux gens pieux qui pratiquent la Salaah, s'acquittent du Zakaat et qui ont à coeur l'avancement de Dîne avant tout. C'est normal et tout à fait logique car le Masjid joue un rôle prépondérant dans l'Islâm et continuera à jouer ce rôle aussi longtemps que la direction est entre les mains des pratiquants (Dînedaar) et de ceux qui craignent Allah Ta'aala seulement en matière de Dîne. Dans le cas contraire, les Masjids‎, sous pressions externes, deviendront bientôt les porte-paroles des tendances anti-islamiques. Les propositions et les idées d'Iblîs sont déposées, discutées, votées et approuvées dans le parlement d'Allah Ta'aala - le Masjid ! Quelle ironie !

La connaissance de dîne de nos dirigeants est pitoyable, pour dire le moins. Les critères utilisés pour la sélection des personnes auxquelles on peut confier la direction ont changé. De nos jours, la piété ne compte pas. La force économique prévaut sur la piété. L'Imaam qui logiquement doit être le chef de la localité est sous le contrôle et diktat des personnes qui ne possèdent même pas une connaissance élémentaire de l'Islâm. Il y a d'autres dirigeants qui ne pratiquent pas la Salaah. Leurs familles, leur style de vie ne sont pas conformes aux préceptes de l'Islâm. C'est ainsi que l'ignorance prévaut sur la connaissance. Le verset précité est assez explicite et disqualifie "ipso facto" ces gens comme dirigeants de la maison d'Allah.

LA MOSQUÉE ET LA FEMME

L'époque de Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam) a été la meilleure des époques. C'était l'époque où le Taqwaa et la piété avaient atteint leur apogée. A cette époque là, Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam) avait permis aux dames d'aller au Masjid. Il dit dans un Hadîce de ne pas interdire l'accès des maisons d'Allah Ta'aala aux servantes d'Allah Ta'aala.

D'après ce Hadîce et les autres ahaadîce identiques, il paraît que l'autorisation aux dames de fréquenter le Masjid, s'applique en général à toutes les Salaahs‎‎. Mais quand nous étudions d'autres ahaadîce nous constatons que l'autorisation était accordée qu'aux Salaahs‎‎ qui se faisaient dans l'obscurité. D'après un Hadîce de Boukharî Charîf Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam) a dit :

"Autorise les dames d'aller à la mosquée le soir."

Après avoir rapporté un Hadîce dans Mousannaf Abdour Razzaaq‎‎, qui laisse apparaître que la permission pour les femmes d'aller au Masjid est de nature générale et s'applique pour toutes les Salaahs‎‎ indistinctement, Hazrat Nâfi‎‎, un des narrateurs qui ont rapporté ce Hadîce de Hazrat Abdoullah Bin Oumar‎ (Radiyallahou anhou‎), fait ressortir que la permission s'applique seulement pour les Salaahs‎‎ du soir.

Évoquant la raison pour laquelle les femmes étaient autorisées à aller au Masjid le soir, Al Hidaayah, un ouvrage authentique du Fiqh, fait ressortir qu'à l'heure de I'chaa et de Fadjr les "Foussaaq" (malfaiteurs) dormaient tandis qu'à l'heure de Maghrib ils mangeaient et buvaient. Par conséquent durant ces trois moments là, il n'y avait aucune crainte de fitnah et les dames étaient donc autorisées à se rendre au Masjid. L'explication donnée par Al Hidaayah devient plus plausible quand nous regardons le Hadîce de Mousnad Imaam Aboû Hanîfah (R), rapporté par Hazrat Abdoullah Bin Oumar‎ (Radiyallahou anhou‎) où il est dit que Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam) avait fait une concession en laissant les femmes aller au Masjid à l'heure du Fadjr et de I'chaa. Toutes ces explications montrent clairement que la permission se limitait qu'aux Salaahs‎‎ faites dans l'obscurité et ne s'étendait pas aux autres Salaahs‎‎ faites pendant le jour (Zouhr et A'ssr). Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam) a imposé, en sus de ça, des conditions telles que la non-utilisation des parfums et des vêtements et Hijaabs attrayants.

Maintenant quand nous étudions minutieusement les autres ahaadîce, nous constatons que l'autorisation d'aller au Masjid, tout en respectant les conditions citées plus haut, ne bénéficie même pas d'un degré de moustahab, étant donné que Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam) préférait que les dames fassent la Salaah chez elles.

Dans un Hadîce de Aboû Daawoûde rapporté par Hazrat Abdoullah Bin Oumar‎ (Radiyallahou anhou‎), Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam) a dit :

"N'interdissiez pas les mosquées à vos femmes, mais leurs maisons sont meilleures pour elles."

Dans le Mousnad Imaam Ahmad et Sahîh Bin Khouzaïmah, il y a un Hadîce rapporté par Oummoul Mouminîne Hazrat Oumm-é-Salmah (Radiyallahou anhou‎) où Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam) a dit :

"Le meilleur endroit pour les femmes de faire la Salaah est le fond intérieur de leurs maisons."

Dans un Hadîce de Aboû Daawoûde, rapporté par Hazrat Abdoullah Bin Mas'oûde (Radiyallahou anhou‎), Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam) dit :

"La Salaah qu'une femme fait dans sa chambre est meilleure que celle qu'elle fait dans sa cour et la Salaah qu'elle fait dans un petit coin (godon dans le contexte mauricien) est meilleure que celle qu'elle fait dans une grande chambre."

Hazrat Abdoullah Bin Mas'oûde (Radiyallahou anhou‎) et Hazrat Aboû Houraïrah (Radiyallahou anhou‎) ont dit :

"La Salaah (d'une femme) qu'Allah aime le plus est celle qu'elle fait dans le coin le plus obscur de sa chambre." (Sahîh Ibn Khouzaïmah)

Après l'étude de tous ces ahaadîce il est superflu de dire qu'à l'époque de Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam) il était meilleur pour les femmes de faire leur Salaah retirées chez elles que d'aller au Masjid et ce en dépit du fait qu’à cette époque il n'y avait pas de fitnah. En d'autres mots bien que Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam) n'avait pas empêché les femmes d'aller au Masjid, parce qu'il n'y avait aucune crainte de fitnah, il a fait montre de sa préférence en disant qu'il était meilleur pour elles de faire la Salaah à la maison.

Après le wafaat de Nabî‎‎-é-Karîm (Sallallaahou A'laihi Wasallam) quand les Sahaabah‎-é-Kiraam (Radiyallahou anhoum‎) virent que les moeurs commençaient à changer et par clairvoyance avaient compris qu'avec le temps, cela allait s'empirer et que la sécurité qui prévalait, à l'époque de Nabî‎‎-é-Karîm (Sallallaahou A'laihi Wasallam) n'y était plus, ils ont conseillé aux femmes de ne plus aller au Masjid. Selon Houjjatoullah-al-Baalighah de Shah Walîyoullah (R) la décision d'interdire aux femmes d'aller au Masjid avait été prise par la majorité de Sahaabah‎-é-Kiraam (Radiyallahou anhoum‎). Selon le grand Mufti du Pakistan, le Moufti Mouhammad Chaafi'î (R), cette décision avait été prise à l'unanimité par les Sahaabah‎-é-Kiraam (Radiyallahou anhoum‎) (Ma'aarifoul Qour'aan). Justifiant la décision et la mesure prise par les Sahaabah‎-é-Kiraam (Radiyallahou anhoum‎), le Mouhaddîce Shah Walîyoullah Dehlavî (R) est d'avis qu'ils n'ont pas agi à l'encontre du Hadîce qui dit :

"N'interdisez pas à vos dames d'aller aux Masjid", car leur décision était motivée par la crainte de fitnah qui est évidemment en concordance avec l'esprit du Hadîce. L'interdiction d'empêcher aux femmes d'aller au Masjid est appliquée en cas de 'ghaïrat' (jalousie) et non pas lorsqu'il a danger de fitnah.

SAHAABAH‎-É-KIRAAM (Radiyallahou anhoum‎) ET L'ESPRIT DE DÎNE

Les Sahaabah‎-é-Kiraam (Radiyallahou anhou‎) étaient les premiers concernés par la révélation du Qour'aan-é-Karîm et les ahaadîce de Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam). Ils ont vécu la période de la révélation et ont connu cette atmosphère et les circonstances dans lesquelles chaque verset a été révélé, les ahaadîce qui ont été prononcés et les lois qui ont été promulguées. Ce sont eux donc qui ont le mieux compris l'esprit de Dîne, l'application correcte des lois du Qour'aan-é-Karîm et du Hadîce. En conséquence la décision des Sahaabah‎-é-Kiraam (Radiyallahou anhoum‎) d'interdire aux dames d'aller au Masjid doit être respectée et appliquée dans toute sa rigueur.

Hazrat Aa'ichah (Radiyallahou anhou‎), témoin des circonstances dans lesquelles les femmes étaient autorisées d'aller au Masjid, fait le constat suivant de son époque :

"Si Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam) avait été en présence de ce que les femmes d'aujourd'hui ont introduit, sans doute il aurait interdit aux femmes tout comme les femmes de Banî Isrâ'îl étaient frappées d'interdictions."

Pour mieux comprendre la décision des Sahaabah-é-Kiraam (Radiyallahou anhoum‎), nous n'avons d'autre choix que d'entrer un peu dans certains détails techniques du Charî'ah. Normalement toutes les lois et tous les règlements sont attachés à une ou plusieurs conditions qui, dans le langage technique, est connu comme "Manaat." Ici le Manaat (condition) attaché à la permission accordée aux femmes d'aller aux Masjid est l'absence de danger c.à.d. la non-existence de fitnah.

La permission tient aussi longtemps qu'il n'y a pas danger de fitnah. A partir du moment où il y a danger de fitnah, la permission est automatiquement enlevée. Et puisque le 'Manaat' (l'absence de fitnah) n'a existé que du vivant de Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam) car après son wafaat le fitnah a fait son apparition, la permission accordée aux femmes d'aller au Masjid a été fort logiquement enlevée. C'est précisément ce point qu'Imaam Aboû Bakr Bin Khouzaïmah (R) a voulu faire ressortir en intitulant un chapitre de son Sahîh (livre de Hadîce) comme suit : "Chapitre sur la preuve que l'interdiction aux femmes d'aller au Masjid existait quand il n'y avait pas danger de corruption (fitnah) qui guettait ces dernières lorsqu'elles allaient au Masjid." (Sahîh Bin Khouzaïmah)

MASJID NABAWÎ ET LES FEMMES

Le Masjid-é-Nabawî (la mosquée du Prophète (Sallallaahou A'laihi Wasallam)) renferme beaucoup de bénédictions. Et il n'est un secret pour personne qu'une Salaah accomplie dans ce Masjid bénie est meilleure que 1000 Salaahs‎‎ accomplies dans un autre Masjid, l'exception de Masjid-é-Haraam (Baïtoullah). Il est dit dans un autre Hadîce qu'une Salaah dans ce Masjid est meilleure que même 50,000 Salaahs‎‎ accomplies dans un autre Masjid. Malgré tout cela, la Salaah qu'une femme fait chez elle, est meilleure pour elle que celle qu'elle fait dans le Masjid-é-Nabawî.

Une fois l'épouse de Hazrat Aboû Houmaid (Radiyallahou anhou‎) est allée voir Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam) pour se plaindre :

"Ô‎‎Prophète d'Allah ! Nos maris nous interdisent de lire nos Salaahs‎‎ ensemble avec vous."

A ce propos Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam) a répondu :

"Je sais que tu aimes faire la Salaah en ma compagnie, mais sache que la Salaah faite dans un coin de ta maison est supérieure aux Salaahs‎‎ faites dans mon Masjid." (Mousnad Ahmad, Mousannaf Ibn Aboû Chaïbah‎‎, Sahîh Bin Khouzaïmah)

Il faut noter qu'à cette époque là, il n'y avait pas de fitnah et en dépit de ce fait, Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam) a dit à cette Sahaabîyyah (Radiyallahou anhou‎) que la Salaah faite chez elle est bien meilleure que celle faite dans le Masjid-é-Nabawî.

Compte tenu de l'atmosphère de fitnah qui règne de nos jours dans nos sociétés, il devient plus qu'impératif pour que nos dames restent chez elles. C'est justement pour cette raison que les Sahaabah‎-é-Kiraam (Radiyallahou anhoum‎) et les "Fouqahaa" ont pris la décision d'interdire aux femmes d'aller au Masjid.

INTERDICTION SIGNIFIE BARRER LA ROUTE AUX FITNAH

L'époque des Sahaabah-é-Kiraam (Radiyallahou anhoum‎), des Taabi'îne (R), et des Fouqahaa était une ère glorieuse, connue comme Khairoul Qouroûne (meilleure des époques). A cette période là, l'atmosphère de Dîne était plus ou moins à son apogée tout comme de nos jours "Be-Dîne" et Fitnah sont presque à leur apogée. Si à cette époque là une interdiction était nécessaire, on peut alors imaginer combien plus impérieux, il est de nos jours d'imposer une telle restriction.

Bref, ce n'est pas une époque actuellement de faire campagne pour encourager les femmes d'aller au Masjid pour accomplir la Salaah, ne serait-ce qu'une seule, surtout quand on sait que cette autorisation, à l'époque de Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam), ne bénéficiait même pas d'un degré de moustahab. Il n'est donc pas sage de militer en faveur de sa réintroduction. Aussi, avec les pardah (voiles) superficiels d'aujourd'hui que portent nos soeurs, ce serait ouvrir grandes les portes de fitnah et de multiples dégâts. Cela est une conséquence inévitable. Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam) nous a déjà averti que son Oummat imitera les gens du Livre (juifs et chrétiens) coup pour coup, pas à pas, à tel point que si quelqu'un commet, en public, la fornication avec sa mère, il y aura un malheureux dans cet Oummat là qui en fera autant. Or les femmes de Banî Isrâ'îl avaient, au début, la permission de fréquenter les lieux de prière tout comme les hommes. Graduellement elles portaient des sandales et sabots hauts afin de pouvoir mieux regarder les hommes. Finalement il a fallu leur interdire l'accès, aux lieux de prière. Pourrons-nous avoir la garantie que nous n'aurons pas à faire face à une telle éventualité si nos dames vont au Masjid ? Ne feraient-elles pas autant ?

Peut-être certains considèrent l'époque où nous vivons comme très bonne. Les Sahaabah‎-é-Kiraam (Radiyallahou anhoum‎) eux, les Taabi'îne (R) et les Fouqahaa considéraient leur époque respective comme étant très défavorable pour permettre aux femmes d'aller au Masjid et cela, comme déjà mentionné plus haut, en dépit du fait qu'ils vivaient à l'époque de Khairoul Qouroûne. Si tel est le cas, comment peut-on qualifier l'époque actuelle ?

En fait à la lumière des ahaadîce on peut déduire qu'aujourd'hui est meilleur que demain et demain sera pire qu'aujourd'hui.

Il n'y a pas de doute que notre époque est pire encore, voire dégradante. Mais il faut avoir le 'Basweerah' (lumière du coeur) pour constater cela.

LES 4 AIMMAH MOUDJTAHIDÎNE (R) ET LA FEMME AU MASJID

Les 4 Aimmah (R), dont les avis sont partagés dans certains cas, sont unanimes sur le fait qu'il faut interdire aux femmes, en particulier les jeunes, d'aller au Masjid s'il y a danger de fitnah.

Imaam Maalik (R) est d'avis que le Hadîce de Hazrat Abdoullah Bin Oumar‎ (Radiyallahou anhou‎) qui dit qu'il ne faut pas interdire aux femmes d'aller au Masjid et d'autres ahaadîce semblables font référence aux vieilles. Imaam Chaafi'î‎ (R) et Imaam Ahmad Bin Hambal (R) ont tous deux émis un verdict semblable. Quant à Imaam Aboû Hanîfah (R), en raison du fitnah qui avait déjà fit son apparition, il a émis un verdict aux jeunes comme aux vieilles dames de ne pas aller au Masjid. Il est d'opinion que chaque marchandise à son client.

Les verdicts que ces 4 illustres Aimmah Moudjtahidîne (R) ont émis sont en stricte conformité avec l'esprit du Qour'aan-é-Karîm et du Hadîce. Quiconque de nos jours ose émettre un verdict contraire est en train de comparer une lampe de faible lueur avec le soleil de midi !

L'ÎMAAN ET LA PROPRETÉ

L'Îmaan, nous ne cessons de le répéter, est le trésor le plus précieux que l'homme puisse posséder. C'est la base fondamentale de l'Islâm, l'unique religion agréée par Allah. Sans cela l'édifice de l'Islâm ne pourrait pas du tout se tenir.

La consolidation et le développement de l’Îmaan ne peuvent se faire qu'en mettant en pratique les divers aspects de Dîne-é-Islâm dans notre vie quotidienne. Ceci consiste à obéir aux commandements d'Allah Ta'aala et de mettre en pratique les enseignements du Prophète Mouhammad (Sallallaahou A'laihi Wasallam) deux choses indispensables pour développer et orner notre Îmaan. Cette obéissance apportera le salut éternel et le succès dans l'au-delà.

L'Îmaan (la foi) est pur. L'impureté est l'antithèse de la foi. L'impureté a une grande affinité avec le Koufr (l'incrédulité). Ce qui veut dire que les chayaatîne (démons) et les saahirîne (magiciens) restent dans un perpétuel état d'impureté. Le Koufr détruit et anéantit la foi et apporte damnation et perte.

Un croyant est donc appelé à rester dans une condition permanente de propreté. Les impuretés sont répulsives à la foi. C'est pour cette raison que le Prophète de l'Islâm (Sallallaahou A'laihi Wasallam) a dit :

"La pureté est la moitié de la foi."

Allah Ta'aala aussi conseilla à Son Prophète (Sallallaahou A'laihi Wasallam) en ce terme durant les premiers jours de la mission de ce dernier :

"Purifie tes vêtements !" (74:4)

Lorsque quelqu'un ne fait aucun effort pour éviter l'impureté, la colère d'Allah descend sur lui et celui-ci devient sujet à une punition sévère. C'est pour cette raison que l'Islâm met beaucoup d'emphase sur la propreté. Sans doute, en gardant son corps propre, quelqu'un détient le moyen le plus sûr vers la purification de son âme. La propreté externe nettoie le coeur et l'esprit des pensées malsaines et conduit à la purification interne et à l'expiation des péchés.

Ibn Abbaas ‎ (Radiyallahou anhou‎) nous rapporte :

Le Messager d'Allah (Sallallaahou A'laihi Wasallam) passait auprès de deux tombeaux et dit :

"Ils (les cadavres) sont tourmentés : mais ils ne souffrent pas à cause d'une chose grave (qui est difficile à éviter). L'un avait l'habitude de colporter des contes et l'autre ne se protégeait pas contre la souillure de l'urine."

Il demanda ensuite une tige verte, la divisa en deux et les plaça sur chaque tombeau et il dit :

"Peut-être leurs punitions seront atténuées aussi longtemps que les tiges resteront vertes." (Mouslim)

Le Hadîce ci-dessus nous montre clairement la punition qui est réservée à ceux qui sont insouciants quand ils urinent. C'est pour cette raison qu'il nous est interdit d'uriner dans la position debout. Malheureusement de nos jours, en raison de notre indifférence à l'égard des étiquettes islamiques, la plupart d'entre nous ont choisi la façon d'uriner citée ci-dessus. En sus de ça, nous ne prenons aucune peine pour nous nettoyer la partie privée avec la main gauche et de l'eau.

Méditions sur ce Hadîce qui suit :

Îmaan Ahmad (R) rapporte que le Prophète (Sallallaahou A'laihi Wasallam) qui avait assisté aux funérailles de Hazrat Sa'd Bin Ma'z (Radiyallahou anhou‎) était resté un long moment à prier sur la tombe de ce dernier. Questionné par ses Sahaabah (Radiyallahou anhou‎) au sujet de cet acte, il répondit :

"La tombe de ce vertueux et pieux homme s'était rétrécie, mais il a été pardonné !"

D'après un récit de 'Abdoullah Ibn Oumar (Radiyallahou anhou‎), le Prophète (Sallallaahou A'laihi Wasallam) aurait dit que l'univers avait tremblé, les portes des cieux furent ouvertes et 70,000 anges avaient assisté aux funérailles à la mort et à l'enterrement de Hazrat Sa'ad (Radiyallahou anhou‎).

Soulignons que le Prophète (Sallallaahou A'laihi Wasallam) avait dit que Hazrat Sa'd (Radiyallahou anhou‎) fût puni parce qu'il lui arrivait de ne pas se laver correctement après avoir uriné. Si la punition du rétrécissement de la tombe ne fût point épargnée à une telle personne qu'en sera-t-il pour nous ?

Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam) nous a mis en garde contre la souillure de l'urine car la punition de la tombe est souvent obtenue par cette négligence. Les paroles de Raçouloullah (Sallallaahou A'laihi Wasallam) sont des vérités et restent inchangées malgré le passage du temps. Si nous ne prenons garde, c'est nous qui devons être blâmés et supporterons les conséquences de nos actes.

La tombe est la première des étapes de l'au delà et sa punition est très sévère. C'est pour cette raison que le Prophète (Sallallaahou A'laihi Wasallam) avait l'habitude de demander après chaque Salaah, la protection d'Allah contre les punitions de la tombe, en ces mots :

أَللّٰهُمَّ اِنِّيْ اَعُوْذُ بِكَ مِنَ الْكُفْرِ وَالْفَقْرِ وَعَذَابِ الْقَبْرِ

Allaahoumma Innii A'ouzou bika minal koufri wal faqri wa 'a-zaabil qabri.

Ô Allah ! Je cherche refuge auprès de Toi contre l'infidélité, la pauvreté et la punition de la tombe. (An-Naçaaî)

Tout comme certaines mauvaises actions (la médisance, la négligence dans la prière, ne pas se laver après avoir uriné...) apportent la punition dans la tombe, de même certaines bonnes actions nous procurent des protections spéciales contre cette punition. Par exemple.

       i.            la ponctualité dans la prière,

      ii.            se conduire bien envers ses parents,

      iii.            la récitation de la Sourate Tabarakallazî (Sourate Moulk) chaque nuit et

      iv.            le Zikroullaah (la pensée d'Allah)

Qu'Allah Ta'aala nous accorde le Taufîq‎‎ pour que nous puissions nous éloigner de l'impureté externe et interne, car

"Certainement Allah aime ceux qui se purifient."

[EXTRAIT DE AL HAADÎ Vol.1 No.10]