Ghîbah

● Parler en mal de quelqu'un, derrière son dos, s'appelle Ghîbah.

Il y a beaucoup de péchés qu'une personne commet (sur terre) mais Ghîbah est un péché qui n'est pas uniquement commis pas ceux qui sont connus comme de mauvaises personnes, mais il est aussi commis par les Imâms, les 'Oulamaa, les prédicateurs et ceux qui sont vus comme des personnages pieux. Et ceci, non pas à cause du fait que c'est un péché mineur, mais c'est une des plus mauvaises manières et surtout parmi les grands péchés. Raçouloullah (Sallallaahou Alaihi Wasallam) l'a qualifié de plus grave que Zina et l'intérêt. Mais en général, les grands, les petits, les bons, les mauvais, tous commettent ce péché, parce qu'ils n'ont pas saisi sa gravité réelle.

Une fois, en présence de Raçouloullah (Sallallaahou Alaihi Wasallam), Hazrat Aa'ichah (Radiyallaahou Anha) a parlé en de termes pas très élogieux de Hazrat Safiyyah (Radiyallaahou Anhou). Raçouloullah (Sallallaahou Alaihi Wasallam) attira son attention que cette action qu'elle venait de faire était si grave et malsaine qu'elle pouvait polluer tout un océan.

Mais, il est bon de savoir qu'il y a des fois où les parents parlent de leur enfant "derrière son dos", dans le souci de trouver une solution pour ses mauvaises manières. Cela semble être dans la catégorie de Ghîbah mais cette façon de parler, est permise car leur intention n'est pas d'humilier ou de dénigrer leurs enfants. De la même façon, parfois la parole d'un responsable qui parle pour le bien-être de quelqu'un, semble être Ghîbah mais ce type de Ghîbah est permis parce que la personne ne sera pas blessée en sachant que cela a été fait pour son propre bien-être; et si la personne est vexée, elle est en tort parce qu'une vexation injustifiée ne peut transformer une bonne chose en une mauvaise. Les 'Oulamaa d'auparavant ont dévoilé les défauts de certains narrateurs de Hadîce simplement pour préserver Dîne. Cela aussi est permis et au contraire, c'est même obligatoire.

Allah Ta'aala sait tout ce que nous avons dans le cœur. Il ne faut pas utiliser cela comme excuse pour dénigrer et humilier les gens en parlant d'eux en mal, en leur absence. 

[Version française de "Gheebat" – Al Jamiat – Vol.3 No.9]