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MUSLIM PERSONAL LAW
Le "Mouslim Personal Law" (La loi de la famille) comporte des lois établies par le Qour'aan et le Hadîce et qui régissent le mariage, le divorce et l'héritage d'un musulman. Tout comme il incombe aux musulmans de se conformer aux obligations de la Salaah, du Zakaat, du jeûne et du pèlerinage, il leur incombe également de s'adhérer à ces lois établies par le Qour'aan Charîf.
Un musulman a-t-il le droit de préférer une loi laïque au détriment de la loi islamique ? Le verdict du Qour'aan est catégorique et sans équivoque : une telle personne ne doit plus être considérée comme musulman parce que sa préférence implique le rejet des enseignements d'Allah Ta'aala et de Son Messager (Sallallaahou A'laihi Wasallam). Et le rejet des enseignements islamiques signifie l'apostasie. Allah Ta'aala dit dans le Qour'aan :
"Non, par ton Seigneur (Rabb) ils (les gens) ne seront pas croyants tant qu'ils ne t'auront pas fait juge de leurs différences. Ils ne trouveront plus ensuite, en eux même, la possibilité d'échapper à ce que tu auras décidé et ils s'y soumettront totalement." (4:65)
Une personne qui commet l'apostasie, c'est-à-dire qui renie l'Islâm, est inférieure à celle qui est kaafir depuis sa naissance. Il est évident, à la lumière de ce verset du Qour'aan, qu'on ne peut demeurer musulman tout en rejetant une injonction du Qour'aan. Il est donc faux de dire que ce sont les musulmans eux-mêmes qui ont rejeté la M.P.L., comme nos dirigeants ont voulu faire croire.
Tout musulman qui ne se conforme pas au "Mouslim Personal Law" commet un très grave péché. Quelques uns de ces péchés sont mentionnés ci-dessous.
- Il est haraam à une épouse de s'approprier :
(a) plus d'un huitième de l'héritage de son mari défunt si elle a des enfants ;
(b) plus d'un quart de l'héritage de son mari défunt si elle n'a pas d'enfant.
2. C'est le droit des enfants d'avoir leur part d'héritage à la mort de leur père. Mais des fois la mère garde la jouissance, et ce jusqu'à sa mort, sur les parts qui devraient, d'après la loi islamique, revenir à ses enfants. C'est une pratique haraam.
Similairement, si c'est la femme qui meurt, il est haraam au mari également de priver ses enfants de leur part d'héritage des biens de leur mère.
3. (a) Le parent du défunt, père ou mère, a lui aussi droit à l'héritage. Il est haraam de le priver de son droit d'héritage car ceci équivaut à consommer du feu.
(b) Les parents ont le droit d'héritage sur les biens de leur fille défunte également et le ‘mari’ de cette dernière n'a pas le droit de leur priver de la part qui doit leur revenir d'après la loi islamique.
4. Après l'expiration de son I'ddah, il est haraam à une épouse de réclamer une pension alimentaire (alimony) à son époux, même si la cour ordonne qu'une telle somme lui soit versée.
5. (a) Une femme qui est séparée de son mari par le talaaq et dont la période de I'ddah est expirée, n'a pas le droit d'héritage sur les biens de son 'mari' défunt, même si civilement elle est reconnue comme la veuve de ce dernier.
(b) Mais si le mari meurt avant l'expiration de 1'I'ddah, la femme aura, à ce moment là, un droit d'héritage sur les biens de son mari défunt, même si elle n'était pas mariée civilement à lui.
6. Une femme qui est mariée religieusement à un homme qui, lui, est déjà marié religieusement et civilement à une autre femme, a droit à l'héritage de son mari. Il est strictement défendu à la femme mariée civilement et religieusement de priver la deuxième épouse, mariée que religieusement, de son droit d'héritage. Les enfants de toutes les deux femmes ont également le droit d'héritage sur les biens de leur père.
7. Selon le Charî'ah, les filles du défunt n'ont droit qu'à la moitié de ce que les fils doivent recevoir. Il est donc défendu aux filles de prendre davantage, car ce serait au détriment de leurs frères et contre la volonté d'Allah.
CONCEPT DE DISCRIMINATION
La question de discrimination chez les musulmans qui croient dans l'omniscience du Révélateur et de l'authenticité du Livre Sacré ne se pose pas, car ils croient sincèrement que le Créateur Suprême sait mieux que quiconque les aspirations et besoins de Ses créatures.
Quant à ceux qui ne croient pas au Qour'aan, c'est une perte de temps de discuter avec eux. Il faudra d'abord leur faire comprendre que le Qour'aan est le Livre d'Allah, qu'il n'a subi et ne subira jamais aucune modification ou altération et dont l'authenticité a été mille et une fois prouvée par des personnages pieux, des intellectuels et des scientifiques.
[EXTRAIT DE AL HAADI - VOL. 1 NO. 3]
