Un sens esthétique spirituel

La Sounnah embellit une pratique. Sans la Sounnah, une pratique n'a pas de beauté. C’est uniquement par le Noûr de la Sounnah qu'une pratique devient belle. 

Une pratique ne peut exister sans l'observation de ce qui y est Farz, mais il n'y aura pas de Noûr si la Sounnah y est négligée.

Les gens ont tendance à prendre la Sounnah avec légèreté. Ils ne la considèrent pas importante parce qu'une pratique peut être valable bien que la Sounnah n'y ait pas été observée. C’est une erreur capitale qui est commise même par les savants. Selon eux, c’est l’essentiel qui compte. Qu'est-ce qui doit être présent dans un être humain afin qu'il soit considéré comme tel ? Est-il nécessaire que ses mains et ses pieds fonctionnent afin de le considérer comme un être humain ? Qu'est qui se passera si tout fonctionnait dans son corps mais si son nez était coupé ou qu'il n'avait pas de sourcils ? Serait-il toujours un être humain ? Bien sûr qu'il serait un être humain et qu'il aurait son droit comme tout le monde. Mais qui parmi nous serait satisfait d'être ainsi ? Dans un tel cas, personne ne dirait qu'il se contente de l’essentiel. D’ailleurs, les gens dépensent beaucoup afin de rester jeune ou de paraître jeune. Tout le monde veut avoir une belle apparence. Donc, tous ceux qui ont un sens esthétique, ne peuvent pratiquer quelque chose sans observer la Sounnah de Nabi (Sallallaahou Alaihi Wasallam). Négliger la Sounnah est un signe de grossièreté qui peut jusqu'à rendre une personne très malheureuse. 

[Version française de "Sens esthétique spirituel" – Al Jamiat – Vol.7 No.1]